Maison Communicante

Jardin & Aménagement extérieur

Garnir les grands pots de terrasse

Mis à jour le : 18 septembre 2026

Garnir les grands pots de terrasseGarnir les grands pots de terrasse

L’essentiel à retenir

Un grand pot vide est un meuble. Un grand pot trop plein est un fardeau. Sur une terrasse, le bac doit tenir l’été, le vent, l’arrosoir, et laisser de la place pour marcher. La plante vient après le contenant, pas l’inverse.

Voici comment je garnis les miens : matière selon le plancher, une dominante par pot, des hauteurs qui servent, peu de couleurs criardes collées aux pieds des chaises.

Quel grand pot pour une terrasse ?

On choisit d’abord ce que le sol et le climat acceptent. Un bac en béton sur un balcon léger, c’est une mauvaise idée. Une terre cuite fine au gel, aussi. Le trou de drainage n’est pas optionnel. La forme suit l’usage : profond pour un arbuste, plus large que haut pour un massif bas.

Matières, sans folklore

La céramique est belle et cassante. La terre cuite respire, donc elle sèche plus vite : on arrose davantage, on la rentre ou on la protège si le gel casse ce modèle-là. Le plastique est léger, durable, souvent moins beau : on le cache dans un cache-pot ou on assume une forme simple. Béton et pierre tiennent le vent, pèsent. Le bois isole un peu, grise, demande un entretien.

Je ne mélange pas cinq matières sur dix mètres carrés. Deux, c’est déjà une pièce.

Taille, forme, circulation

On joue les hauteurs, pas le bazar. Un grand, deux moyens, un bas. Rond contre carré, une fois, si les couleurs de terre se tiennent. On mesure le passage vers la porte, la table, le store. Un pot qu’on contourne chaque matin finira sur le trottoir, au figuré.

MatièreIntérêtLimite
Terre cuitePoreuse, classiqueGel, poids, arrosage
PlastiqueLéger, bon marchéTenue au vent, aspect
Béton / pierreStable, minéralTrès lourd
BoisChaleur, isolationEntretien, humidité
Grands pots de terre cuite alignés sur une terrasse avant plantation

Quelles plantes dans de grands pots ?

On part de la lumière réelle, pas de la photo. Plein soleil : lavande, géranium, agapanthe, laurier-rose. Mi-ombre : fuchsia, hosta, jasmin étoilé. Ombre : cyclamen, un houx compact, camélia si le bac est assez grand. Le froid change la liste : buis, myrte, rhododendron selon le climat, pas par snobisme.

Une plante qui demande de l’ombre dans un pot collé au sud, c’est un deuil de juillet.

Le volume, sans forêt

Pour remplir un grand bac, un arbuste compact vaut mieux que vingt annuelles. Laurier-rose au soleil, nandina pour les couleurs d’automne, eucalyptus nain si on accepte de tailler, chèvrefeuille arbustif pour le parfum. Une dominante. Autour, un graminée, un erigeron, un héliotrope. Même logique qu’une composition de jardinière extérieure : peu d’espèces, des hauteurs franches.

Un olivier en bac peut tenir une terrasse entière. Dans ce cas, on le traite comme un sujet, pas comme un remplissage, et on le met en scène comme pour mettre en valeur un olivier : pied clair, pas de fleurs collées au collet.

Terreau et eau

Trous, billes ou tessons au fond, terreau de qualité, un peu de compost. On n’enterre pas le collet. L’été, un grand pot sèche plus vite qu’une plate-bande : on arrose abondamment, rarement en filet quotidien qui ne fait que coller la surface. Soucoupe vidée. Un paillis minéral ou d’écorces selon la plante.

Grand pot de terrasse planté d’un arbuste et de graminées

Une terrasse qu’on habite, pas qu’on décore

Les pots structurent. Trois identiques en bordure valent une rambarde végétale. Un sujet plus haut crée un coin un peu à l’abri, utile près d’un espace lounge extérieur. La couleur vive se met près des sièges, pas en enfilade le long du passage. Les plantes qu’on aime voir de la cuisine se placent dans l’axe de la fenêtre.

Intimité et lumière

Un nandina ou un laurier-rose ne remplacent pas une claustra, mais ils cassent un vis-à-vis. On ne bloque pas le soleil d’hiver pour un écran d’été. On pense au store, à la table, aux pieds qui butent.

Ce qu’on arrête

Les collections d’espèces dans le même bac. Les pots trop petits « le temps de voir ». Les arrosages de surface. Les cache-pots sans issue d’eau. Garnir un grand pot, c’est choisir une plante qui tient, un contenant qui draine, et de l’air autour. Le reste est du catalogue.

Questions fréquentes

Quelles plantes mettre dans de grands pots de terrasse ?

Selon la lumière. Plein soleil : lavande, géranium, agapanthe, laurier-rose. Mi-ombre : hosta, fuchsia, jasmin étoilé. Pour le volume : nandina, eucalyptus nain, un petit arbuste compact. Une dominante par pot, pas une collection.

Quel matériau choisir pour un grand pot extérieur ?

Terre cuite : belle, poreuse, à arroser plus souvent, fragile au gel selon la qualité. Plastique : léger, pratique en étage. Béton ou pierre : stables, lourds. Bois : chaud, à entretenir. On regarde le vent, le plancher, et si on devra déplacer le bac.

Comment agencer de grands pots sur une terrasse ?

On garde la circulation. On groupe par hauteurs, on aligne trois mêmes pots pour une bordure, on place la couleur près des sièges. Un arbuste plus haut peut masquer un vis-à-vis. On n’entoure pas la table.

Faut-il percer et drainer les grands pots ?

Oui. Trous au fond, couche drainante, terreau adapté, soucoupe seulement si on vide l’eau stagnante. Un grand bac sans issue noie les racines dès le premier orage.