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Quand et comment tailler un saule pleureur

Mis à jour le : 18 septembre 2026

Quand et comment tailler un saule pleureurQuand et comment tailler un saule pleureur

L’essentiel à retenir

Le saule pleureur a l’air de se tailler tout seul : les rameaux tombent, le théâtre est là. En vrai, le bois mort s’accumule, la couronne s’embouteille, les branches basses pourrissent dans l’herbe. Un passage en hiver, hors gel, tient l’arbre. Une cisaille d’été, non.

Voici quand tailler, dans quel ordre, avec quels outils, et ce qu’il faut regarder si l’écorce tache ou si les feuilles farinent.

Quand tailler un saule pleureur ?

La fenêtre utile, c’est la dormance, en pratique de novembre à mars, feuilles tombées. L’arbre ne pousse pas, le choc est moindre, les plaies se ferment mieux. On voit enfin la charpente. On évite les jours de gel dur : le bois gelé se fend, la coupe cicatrise mal.

Un après-midi doux de janvier vaut mieux qu’un samedi de mai où « ça pousse trop ».

Pourquoi l’hiver

Sans feuillage, le mort se lit. Les insectes et beaucoup de champignons sont moins actifs. On enlève ce qui servirait de gîte. On ne « sculpte » pas un saule en rideau parfait : on allège.

Même calendrier large que pour beaucoup d’arbres caducs. Un laurier-sauce, persistant, se taille à d’autres moments. On ne fait pas les deux à la même heure pour gagner du temps.

Hors gel sévère

Froid modéré, oui. Vague de gel, on range la scie. Une plaie ouverte dans le dur n’est pas une taille, c’est une blessure. On attend le dégel, on coupe, on s’arrête.

Un saule se lit mieux nu. C’est pour ça qu’on le taille quand il n’a plus de feuilles.
Saule pleureur en hiver, branches nues au bord d’un plan d’eau

Dans quel ordre couper

D’abord le mort et le cassé, jusqu’à une branche saine, coupe nette. Ensuite l’air : ce qui se croise, ce qui rentre vers le cœur. On garde une couronne lisible, pas un squelette. Enfin les basses qui traînent au sol.

Bois mort et couronne

Le bois mort n’aide personne. Il casse au vent, il loge les champignons. Scie d’élagage ou sécateur selon le diamètre, outils affûtés. On ne laisse pas de chicots. Entre les charpentières, on garde un peu d’espace — quelques centimètres de jeu visuel, pas un trou béant.

Près d’une façade, le saule n’a pas les ventouses d’une vigne vierge, mais des rameaux mouillés collés au crépi, ça suffit à salir et à garder l’humidité. On relève, on n’attend pas que ça frotte le mur toute l’année.

La jupe trop basse

Les branches dans l’herbe restent humides. Maladies, tondeuse, passage impossible. On les raccourcit pour qu’elles cessent de lécher le sol, sans transformer l’arbre en lampadaire. L’accès pour l’entretien suivant, c’est maintenant qu’on le crée.

RisqueGeste
ChampignonsAérer la couronne, couper le mort
Insectes, bois maladeInspecter, retirer tout de suite, lame propre
Eau stagnante au piedAméliorer le drainage, le saule aime l’eau, pas la vase fermée
Branches au solRelever la jupe

Outils, sécurité, maladies

Sécateur pour le fin, scie d’élagage pour le gros, coupe-branches télescopique pour ce qu’on atteint sans se jucher. Gants, lunettes. Échelle stable, jamais sur un sol mouillé sous un bois tendre. Fils électriques : on s’arrête, on appelle.

Lames nettoyées, alcool après un bois douteux. Affûtées, sinon on déchire. Stockées au sec, sinon elles rouillent et elles écrasent au printemps.

Chancre : lésions, écorce qui change de couleur, branches qui meurent. Mildiou : feuilles tachées, aspect poudreux clair. Galles : déformations rugueuses sur le bois. On coupe l’atteint, on évacue, on ne met pas ce bois au compost du potager si on peut l’éviter. Produits : seulement si besoin, et plutôt en logique de jardin, pas en calendrier agricole inventé.

Le saule aime l’eau. Une cuvette fermée au collet, non. Si le terrain croupit, on drainera mieux qu’on ne taillera.

Élagueur au sol inspectant le bois mort d’un saule avant de scier une branche basse

Tailler pour garder l’arbre, pas pour le dessiner

Novembre à mars, hors gel, mort d’abord, air ensuite, jupe à la fin. Les grands sujets, on les laisse à quelqu’un qui sait tomber une branche sans emporter la fenêtre. Le saule pleureur n’a pas besoin d’être impeccable. Il a besoin de ne pas pourrir debout.

Si vous n’en taillez qu’un peu chaque hiver, c’est déjà assez. Une séance héroïque tous les cinq ans, c’est trop, d’un coup, pour un bois qui casse.

Questions fréquentes

Quand tailler un saule pleureur ?

Pendant le repos hivernal, généralement entre novembre et mars, hors période de gel sévère. Sans feuilles, on voit le bois mort et les croisements. Une taille en pleine pousse fatigue plus l’arbre.

Faut-il couper les branches qui touchent le sol ?

Oui, au moins les raccourcir. Le contact avec l’herbe humide favorise les maladies et complique l’entretien. On relève la jupe sans dénuder le tronc.

Peut-on tailler un grand saule soi-même ?

Le bois mort accessible, oui. Dès qu’il faut une échelle sous des branches lourdes, près de fils, ou une scie au-dessus de la tête, on appelle un élagueur. Un saule casse vite, le bois est tendre.

Quelles maladies surveiller ?

Chancre (lésions, écorce décolorée), mildiou sur feuilles (taches, feutrage clair), galles sur branches. On coupe le bois atteint, on désinfecte l’outil, on améliore l’air dans la couronne.